La FAA impose l’inspection de 471 Boeing 737 MAX pour un risque de fissures de fuselage

Publié le : 07 août 2026 à 14h36
L’essentiel
La FAA a publié le 6 août une consigne de navigabilité imposant l’inspection de centaines de Boeing 737 MAX, après la découverte de fissures de fatigue sur un renfort structurel de certains appareils de génération antérieure. Le texte, qui devient effectif le 10 septembre, concerne les 737 MAX 8, MAX 9 et 737-8200 immatriculés aux Etats-Unis.
La consigne cible spécifiquement les angles supérieurs de l’encadrement de la porte de service avant, côté droit du fuselage, à proximité de l’office. C’est à cet endroit qu’un renfort structurel appelé « bear strap », destiné à consolider le pourtour des portes et issues de secours, pourrait développer des fissures de fatigue sous l’effet répété des cycles de décollage et d’atterrissage. Selon la FAA, un tel endommagement non détecté pourrait à terme réduire la capacité de la cellule à supporter les charges de conception.
Un défaut déjà connu sur les 737 de génération précédente
Aucune fissure n’a pour l’instant été signalée sur un exemplaire de la famille MAX. La FAA précise toutefois que ce modèle partage la même conception structurelle et le même procédé de fabrication que les générations antérieures du 737, sur lesquelles ce type de fissuration avait déjà été identifié par le passé.
Dans un communiqué transmis à la presse américaine, Boeing indique avoir notifié les opérateurs de 737 Next Generation dès 2019, en leur fournissant des instructions détaillées pour la conduite des inspections recommandées. L’avionneur précise avoir étendu ces inspections à la famille MAX en 2024, par mesure de précaution, en raison de la conception et du processus de fabrication similaires entre les deux générations. Boeing indique par ailleurs mener une analyse pour déterminer la cause racine du phénomène et l’éviter sur les appareils à venir.
Des inspections échelonnées, sans immobilisation de la flotte
La FAA n’a pas ordonné l’immobilisation au sol des appareils concernés. L’agence explique avoir fixé des intervalles d’inspection, calculés en fonction de l’utilisation de chaque appareil, de façon à offrir plusieurs occasions de détecter et corriger d’éventuelles fissures avant qu’elles ne deviennent un enjeu de sécurité en vol. Toute fissure constatée devra être réparée avant que l’appareil ne reprenne son exploitation commerciale.
Du côté des compagnies américaines, Southwest Airlines a indiqué examiner la consigne et se conformer au calendrier fixé par la FAA. United Airlines a pour sa part précisé ne pas anticiper d’impact sur son exploitation à court terme, les inspections devant être réalisées lors des visites de maintenance lourde déjà programmées, le nombre de cycles de vol de sa flotte MAX ne rendant pas ces contrôles immédiatement nécessaires.


