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La FAA veut imposer l’inspection des sièges passagers sur les 737 MAX


Publié le : 28 juillet 2026 à 10h38


L’essentiel

– La FAA a publié le 27 juillet une proposition de consigne de navigabilité imposant l’inspection des fixations de sièges passagers sur certains Boeing 737MAX.
– En cause : des sièges dont le système de verrouillage sur les rails de plancher n’aurait pas été correctement engagé lors de l’installation, avec un risque de décrochage en cas de turbulence forte ou d’atterrissage d’urgence.
– Environ 453 appareils immatriculés aux Etats-Unis seraient concernés.

La FAA a publié le 27 juillet dans le Federal Register un avis de projet de réglementation (NPRM) proposant une nouvelle consigne de navigabilité pour certains Boeing 737 MAX. Le texte souhaite imposer l’inspection des fixations de sièges passagers, après la découverte que certains d’entre eux n’auraient pas été correctement verrouillés sur leurs rails au sol de la cabine.

Le problème identifié par l’agence américaine porte sur certains ensembles de sièges montés sur rails, qui n’auraient pas été totalement abaissés et engagés dans les rails prévus à cet effet lors de leur installation. Une fixation incorrecte de ce type expose les sièges à un risque de décrochage en cas de charge accrue, de turbulence importante ou d’atterrissage d’urgence, selon la FAA. L’agence souligne qu’un siège désolidarisé de son rail pourrait non seulement blesser des passagers ou des membres d’équipage, mais aussi obstruer le couloir central de la cabine, retardant une évacuation d’urgence.

Une inspection systématique de chaque siège concerné

Ce texte n’est encore qu’à l’étape de projet. Boeing et les compagnies aériennes ont jusqu’au 10 septembre pour communiquer leurs remarques et observations avant que la FAA ne décide de l’adoption ou non d’une consigne de navigabilité définitive et contraignante. Si la consigne venait toutefois à être adoptée, les compagnies aériennes opérant les appareils en question devront procéder à une inspection détaillée de chaque ensemble de sièges monté sur rail, côté gauche comme côté droit, vérifier son bon engagement sur les rails, et effectuer toute action corrective nécessaire avant tout nouveau vol si un défaut d’installation venait à être détecté.

Et les modèles concernés sont tous de la famille MAX : le 737-8, le 737-9, ainsi que le 737-8200, la version à haute densité de sièges exploitée par Ryanair. La FAA estime qu’environ 453 appareils immatriculés aux Etats-Unis seraient concernés par cette mesure, mais précise que ce chiffre ne reflète que la flotte américaine : la famille 737 MAX étant exploitée dans le monde entier, le nombre total d’appareils réellement concernés serait vraisemblablement beaucoup plus élevé.

Un coût limité, mais un nouveau signal pour la surveillance de Boeing

Sur le plan financier, la FAA chiffre le coût d’inspection à 85 dollars par ensemble de sièges, avec jusqu’à 69 ensembles potentiellement concernés par appareil, pour un coût total estimé à un peu moins de 2,66 millions de dollars pour l’ensemble de la flotte américaine visée. A cela s’ajouterait un coût équivalent de 85 dollars par siège pour les travaux de correction en cas de défaut constaté, une partie de ces frais pouvant toutefois être prise en charge par la garantie constructeur de Boeing.

Cette annonce s’ajoute à une série d’incidents de qualité de fabrication et d’assemblage qui maintiennent Boeing sous une surveillance réglementaire renforcée de la FAA depuis plusieurs années. A noter que d’autres autorités de régulation, à commencer par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), examinent habituellement les consignes émises par la FAA et adoptent fréquemment des exigences d’inspection et de réparation similaires pour les appareils inscrits sur leurs propres registres.