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United Airlines pourrait récupérer les premiers 777X refusés par Emirates

777 et 777X sur leur ligne d’assemblage à Everett. © Boeing

Publié le : 26 juillet 2026 à 08h00


L’essentiel

– Selon plusieurs médias spécialisés, United Airlines envisagerait de racheter la dizaine de premiers exemplaires du 777X refusés par Emirates.
– Une telle opération ferait de United le client de lancement du 777X aux Etats-Unis.

Quelques jours après l’annonce par Emirates de son refus de récupérer une dizaine de 777X déjà assemblés, plusieurs sources évoquent l’intérêt de United Airlines pour ces mêmes appareils. La compagnie américaine, qui n’a jamais commandé le type, pourrait ainsi devenir son client de lancement outre-Atlantique.

Selon des informations relayées par DJ’s Aviation et Leeham News and Analysis, United Airlines chercherait à profiter de la situation créée par le refus d’Emirates pour négocier le rachat de ces cellules déjà construites. La compagnie de Dubaï, premier client mondial du 777X, a en effet confirmé qu’elle n’accepterait pas la livraison d’une dizaine d’exemplaires les plus anciens, immobilisés depuis plusieurs années et jugés à mi-vie selon les critères de qualité de la compagnie. Tim Clark, président d’Emirates, était allé jusqu’à comparer ces avions à des conserves de haricots, jugeant qu’ils ne seraient plus d’aucune utilité en l’état.

Un client de lancement inattendu aux Etats-Unis

Alors qu’aucune compagnie américaine n’a jusqu’ici commandé le 777X, United se retrouverait, si l’opération se confirmait, en position de client de lancement du 777X outre-Atlantique. L’avantage serait significatif sur le plan calendaire : ces appareils étant déjà assemblés, une mise en service pourrait intervenir plus rapidement qu’avec une commande classique, une fois la remise à niveau technique effectuée. Reste que ni United ni Boeing n’ont confirmé la tenue de discussions à ce stade, et l’opération demeure à ce jour au stade de la rumeur.

Le désintérêt général des compagnies américaines pour le 777X, et plus largement pour les très gros porteurs comme l’A380, qu’aucune d’entre elles n’a jamais exploité, s’explique en grande partie par un format jugé trop imposant pour leurs réseaux. Un rachat par United constituerait donc une rupture avec cette tendance, potentiellement motivée par l’opportunité de négocier un tarif avantageux auprès d’un Boeing pressé de trouver preneur pour ces cellules orphelines.

Une flotte long-courrier entièrement Boeing

La flotte long-courrier actuelle de United repose exclusivement sur des appareils Boeing : 37 767-300ER, 16 767-400ER, 63 777-200 et 777-200ER, 22 777-300ER, ainsi que des 787 Dreamliner dans ses trois versions, dont 21 787-10 en service et 56 supplémentaires en commande. La compagnie a par ailleurs entamé la diversification de sa flotte long-courrier vers Airbus avec une commande de 45 A350-900, mais ces livraisons restent retardées par un litige avec le motoriste Rolls-Royce.