IndiGo attendra 2030 pour sa prochaine grande commande d’avions

Publié le : 02 août 2026 à 16h00
L’essentiel
À l’approche de son 20e anniversaire le mois prochain, IndiGo a fait savoir par la voix de son cofondateur et directeur général, Rahul Bhatia, que la première compagnie aérienne indienne n’envisageait pas de nouvelle commande majeure d’avions avant 2030. Une décision assumée, motivée par la volonté d’attendre de voir se dessiner les technologies de la prochaine génération de monocouloirs, plutôt que de s’engager davantage sur les appareils actuels.
Rahul Bhatia a expliqué que cette pause dans les commandes visait précisément à observer l’évolution des futurs appareils de nouvelle génération, avant de décider d’un nouvel engagement. Il a ajouté rester convaincu que la compagnie disposait déjà d’une couverture suffisante jusqu’en 2035 avec son carnet de commandes actuel, qui est considérable.
Un carnet de commandes pléthorique qui couvre déjà toute la décennie
Selon les données publiées par Airbus, arrêtées au 30 juin 2026, IndiGo dispose d’un carnet de commandes particulièrement fourni sur la famille A320neo : 449 A320neo encore en commande, (223 déjà livrés), et 791 A321neo à livrer, (189 l’ayant déjà été). À cela s’ajoutent 60 A350-900 commandés pour les gros-porteur, dont aucun n’a encore été livré, les premières livraisons étant attendues à partir de 2028 pour accompagner l’expansion long-courrier de la compagnie. Au total, ce sont donc plus de 1 300 appareils Airbus qui restent à livrer à IndiGo.
La compagnie exploite aujourd’hui plus de 440 appareils, entre la famille A320, des turbopropulseurs ATR et des Boeing 787 Dreamliner loués, et dessert plus de 140 destinations.
Une prudence partagée par d’autres acteurs du secteur
Nous évoquions d’ailleurs récemment la prudence affichée à Farnborough par Paul Kent, de BOC Aviation, ou par Michael O’Leary, patron de Ryanair, tous deux réticents à l’idée de voir les avionneurs se précipiter vers une nouvelle génération d’appareils sans que la technologie retenue n’ait fait ses preuves. Le cas d’IndiGo illustre une variante de cette prudence : plutôt que de dissuader Airbus et Boeing de lancer un nouveau programme, la compagnie indienne préfère simplement ne pas s’engager davantage sur les appareils actuels tant que la direction technologique de la prochaine génération ne sera pas plus claire, tout en s’appuyant sur un carnet de commandes déjà suffisant pour tenir près d’une décennie de croissance.



