

Japan Airlines
Carte d’identité
-
Nom complet : Japan Airlines Co., Ltd.
-
Code IATA : JL
-
Code OACI : JAL
-
Indicatif d’appel : JAPANAIR
-
Pays : Japon
-
Création : 1er août 1951
-
Siège social : Shinagawa, Tokyo
-
Basée à : Tokyo-Haneda et Tokyo-Narita (hubs principaux), Osaka-Itami et Osaka-Kansai (hubs secondaires)
-
Filiales : J-Air, Japan Air Commuter, Japan Transocean Air, Hokkaido Air System, Ryukyu Air Commuter, Spring Japan, et ZIPAIR Tokyo (filiale long-courrier low-cost)
-
Alliance : Oneworld, membre depuis 2007
-
Type : Généraliste long/moyen-courrier, compagnie historique du Japon aux côtés d’ANA
L’histoire de la compagnie
Japan Airlines naît le 1er août 1951, dans un Japon encore sous occupation américaine où l’aviation civile venait tout juste d’être autorisée à reprendre après-guerre. La toute jeune compagnie démarre modestement, louant ses premiers appareils et sous-traitant leur exploitation, avant de prendre son indépendance opérationnelle dès 1952. Le 1er août 1953, le parlement japonais adopte une loi transformant JAL en société semi-publique, l’État reprenant l’ensemble des actifs et passifs de la structure privée initiale pour en faire le transporteur national du pays.
L’ouverture à l’international suit rapidement : le 2 février 1954, JAL inaugure sa première liaison intercontinentale entre Tokyo et San Francisco. L’entrée dans l’ère du jet intervient en 1960 avec le Douglas DC-8, et la compagnie obtient en 1972 le statut officiel de transporteur porteur du pavillon japonais pour les lignes internationales. Cette période de croissance rapide est toutefois marquée par le drame le plus sombre de l’histoire de l’aviation civile japonaise : le 12 août 1985, le vol JAL123, un Boeing 747, s’écrase dans les montagnes de la préfecture de Gunma après une décompression explosive, causant la mort de 520 personnes. Il s’agit encore aujourd’hui de l’accident aérien impliquant un seul appareil le plus meurtrier de l’histoire.
La compagnie est entièrement privatisée en 1987, avant de fusionner en 2002 avec sa rivale domestique Japan Air System, formant temporairement l’un des plus grands groupes aériens mondiaux en nombre de passagers. Cette expansion masque cependant des fragilités financières profondes, qui éclatent au grand jour à la fin des années 2000. En janvier 2010, JAL se place sous la protection de la loi japonaise sur le redressement des entreprises, dans ce qui reste la plus importante faillite de l’histoire du pays pour une société non financière. L’État accorde un plan de sauvetage de 300 milliards de yens, les effectifs sont réduits d’un tiers, et Kazuo Inamori, fondateur de Kyocera, est appelé à la tête de l’entreprise pour conduire sa restructuration.
JAL sort de la procédure de redressement dès mars 2011 et retrouve la Bourse de Tokyo en septembre 2012, avec l’une des introductions les plus rentables de l’histoire du marché japonais. La compagnie, membre de Oneworld depuis 2007, poursuit une stratégie de diversification de marque avec le lancement de Spring Japan sur le low-cost court et moyen-courrier, puis de ZIPAIR Tokyo sur le segment long-courrier à bas coût.
L’actualité récente de la compagnie a été marquée le 2 janvier 2024 par la collision à l’aéroport de Haneda entre un Airbus A350-900 de JAL et un avion des garde-côtes japonais, un événement spectaculaire au cours duquel l’appareil de JAL a pris feu sur la piste mais dont l’ensemble des 379 occupants a pu être évacué sans perte de vie humaine, un dénouement largement salué comme une démonstration des procédures de sécurité de la compagnie. Sur le plan financier, l’exercice clos fin mars 2026 s’est révélé historique, avec un chiffre d’affaires record de 2 012,5 milliards de yens (environ 13,4 milliards de dollars), en hausse de 9,1 %, et un bénéfice net en progression de 28,6 % à 137,6 milliards de yens. La compagnie poursuit en parallèle un vaste renouvellement de flotte, avec notamment 21 Boeing 737-8 supplémentaires pour son réseau domestique, l’introduction de son tout premier Airbus A321neo à partir de 2028, et 21 Airbus A350-900 additionnels destinés à devenir l’ossature de ses opérations long-courrier.
La flotte actuelle
| Appareil | En service | Total passagers | First | Business | Premium Economy | Economy | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| A350-900 | ![]() | 17 | 369 | 12 | 94 | — | 263 |
| 391 | 12 | 56 | — | 323 | |||
| A350-1000 | ![]() | 11 | 239 | 6 | 54 | 24 | 155 |
| 737-800 | ![]() | 62 | 144 | — | 12 | — | 132 |
| 165 | — | 20 | — | 145 | |||
| 767-300ER | ![]() | 27 | 199 | — | 24 | — | 175 |
| 261 | — | 42 | — | 219 | |||
| 252 | 5 | 42 | — | 205 | |||
| 777-300ER | ![]() | 9 | 244 | 8 | 49 | 40 | 147 |
| 787-8 | ![]() | 186 | — | 30 | — | 156 | |
| 206 | — | 30 | — | 176 | |||
| 291 | 6 | 58 | — | 227 | |||
| 787-9 | ![]() | 22 | 195 | — | 44 | 35 | 116 |
| 203 | — | 52 | 35 | 116 | |||
| 239 | — | 28 | 21 | 190 |
Les commandes en cours
31 juillet 2026 à 18h00









