Korean Air
Carte d’identité
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Nom complet : Korean Air Lines Co., Ltd.
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Code IATA : KE
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Code OACI : KAL
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Indicatif d’appel : KOREANAIR
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Pays : Corée du Sud
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Création : 1962 sous contrôle public, privatisée le 1er mars 1969
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Siège social : Séoul, sur le site de l’aéroport de Gimpo
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Basée à : Séoul-Incheon (hub international), Séoul-Gimpo, Busan
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Alliance : SkyTeam, membre fondateur (2000)
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Type : Généraliste long/moyen-courrier, première compagnie aérienne de Corée du Sud, en passe de devenir un groupe unique dominant après l’absorption d’Asiana Airlines
L’histoire de la compagnie
L’histoire de Korean Air commence par un échec. En 1962, la compagnie Korean National Airlines, fondée en 1946, fait faillite, incapable de résister à la concurrence étrangère et à une gestion défaillante. Le gouvernement sud-coréen reprend alors les opérations sous une nouvelle entité publique, Korean Air Lines, mais celle-ci accumule à son tour des pertes chroniques pendant sept ans. En 1969, l’État cède la compagnie au conglomérat Hanjin, spécialisé dans le transport terrestre et maritime, qui en reste l’actionnaire de contrôle encore aujourd’hui. La flotte ne compte alors que huit appareils.
Sous pavillon privé, la compagnie se développe rapidement : premier vol cargo transpacifique vers Los Angeles en 1971, premiers vols passagers transpacifiques l’année suivante, puis arrivée du Boeing 747 en 1973, qui ouvre la voie à un réseau international en pleine expansion vers l’Europe et l’Amérique du Nord. Cette croissance rapide s’accompagne cependant, au cours des années 1980 et 1990, d’une série d’accidents qui ternissent la réputation de la compagnie, dont le plus tristement célèbre reste la destruction en vol du vol KAL007 par un chasseur soviétique en 1983, après que l’appareil eut dévié dans l’espace aérien de l’URSS, causant la mort des 269 occupants. Un autre accident marquant, le crash du vol KAL801 à Guam en 1997, pousse finalement la direction à engager une refonte complète de sa culture de sécurité à la charnière des années 1990 et 2000, avec l’appui de consultants de Delta Air Lines et de Boeing, une transformation qui permettra à la compagnie de retrouver au fil des années 2000 une réputation de fiabilité aujourd’hui reconnue par une notation cinq étoiles Skytrax.
L’an 2000 marque un tournant stratégique majeur avec la création de SkyTeam, alliance mondiale fondée aux côtés de Delta, Air France et Aeroméxico. La décennie suivante voit la compagnie continuer d’investir dans des appareils toujours plus imposants : Korean Air réceptionne son premier Airbus A380 en 2011, devenant avec Lufthansa l’une des deux seules compagnies au monde à exploiter simultanément l’A380 et le Boeing 747-8, dans ses versions passagers comme cargo. Cette période de croissance industrielle contraste toutefois avec une série de scandales retentissants impliquant la famille fondatrice Cho, qui contrôle Hanjin depuis trois générations, dont le tristement célèbre incident dit du « nut rage » en 2014, quand une vice-présidente de la compagnie, membre de la famille Cho, fait rebrousser chemin à un avion déjà prêt au décollage pour exiger le renvoi d’un steward ayant servi des noix de macadamia dans un sachet plutôt que dans une coupelle.
L’actualité la plus marquante de la compagnie aujourd’hui n’a toutefois plus rien à voir avec ces frasques familiales : elle concerne l’absorption complète de sa grande rivale historique, Asiana Airlines. Korean Air avait pris le contrôle de 63,9 % du capital d’Asiana en décembre 2024, au terme d’un long processus de rapprochement engagé plusieurs années auparavant, tout en laissant dans un premier temps les deux compagnies fonctionner de manière largement indépendante. Le 14 mai 2026, les deux directions ont signé l’accord de fusion définitif, avec une intégration légale complète programmée pour le 17 décembre 2026, date à laquelle Asiana cessera formellement d’exister en tant que société distincte, mettant fin à près de quarante ans d’histoire de la marque.
Cette fusion doit donner naissance à un groupe combiné d’environ 250 appareils, l’un des plus importants d’Asie, avec pour ambition de simplifier une offre jusque-là redondante sur de nombreuses routes internationales entre la Corée, le Japon, la Chine, les États-Unis et l’Europe. Plusieurs zones d’ombre subsistent néanmoins à l’approche de l’échéance : le sort des Airbus A380 d’Asiana, dont Korean Air affirme encore étudier « toutes les options » pour optimiser le réseau combiné, la consolidation des filiales low-cost Air Busan et Air Seoul au sein de Jin Air d’ici 2027, ainsi que la bascule des membres du programme de fidélité Asiana Club, jusque-là arrimé à Star Alliance, vers le programme SKYPASS de Korean Air, résolument ancré dans SkyTeam.
La flotte actuelle
| Appareil | En service | Total passagers | First | Prestige | Economy | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| A220-300 | ![]() | 10 | 140 | — | — | 140 |
| A321neo | ![]() | 20 | 182 | — | 8 | 174 |
| A330-300 | ![]() | 17 | 272 | — | 24 | 248 |
| 276 | — | 24 | 252 | |||
| 284 | — | 24 | 260 | |||
| A350-900 | ![]() | 3 | 311 | — | 28 | 283 |
| A380-800 | ![]() | 6 | 407 | 12 | 94 | 301 |
| 737-800 | ![]() | 2 | 138 | — | 12 | 126 |
| 737-900 | ![]() | 9 | 188 | — | 8 | 180 |
| 737-900ER | ![]() | 6 | 173 | — | 8 | 165 |
| 737MAX8 | ![]() | 6 | 146 | — | 8 | 138 |
| 1 | VIP | |||||
| 747-8I | ![]() | 4 | 368 | 6 | 48 | 314 |
| 1 | VIP | |||||
| 777-300 | ![]() | 4 | 338 | — | 41 | 297 |
| 777-300ER | ![]() | 25 | 277 | 8 | 42 | 227 |
| 291 | 8 | 56 | 227 | |||
| 787-9 | ![]() | 14 | 269 | — | 24 | 245 |
| 278 | — | 24 | 254 | |||
| 787-10 | ![]() | 12 | 325 | — | 36 | 289 |













