Airbus multiplie les commandes chinoises

Publié le : 17 juillet 2026 à 16h00
L’essentiel
En l’espace de quelques jours, quatre compagnies chinoises ont confirmé auprès de la Bourse de Shanghai de nouveaux engagements auprès d’Airbus, pour un total de 120 appareils. Une dynamique qui s’inscrit dans un mouvement plus large de renouvellement des flottes en Chine, alors que l’avionneur européen vise un nouveau record de livraisons en 2026.
Le marché chinois confirme son appétit pour les avions européens. Air China a annoncé, dans un document transmis à la Bourse de Shanghai, la signature d’un accord portant sur 55 appareils pour un montant catalogue d’environ 12,4 milliards de dollars : 15 A350-900 pour la compagnie elle-même et 40 exemplaires de la famille A320neo pour sa filiale Shenzhen Airlines.
Dans un document distinct, Hainan Airlines a de son côté confirmé l’achat de 40 A320neo supplémentaires, pour un montant plafonné à 5,36 milliards de dollars.
Ces commandes s’ajoutent à celle de China Eastern Airlines qui a annoncé avoir passé commande fin juin de 25 A330neo, pour un coût de 9,4 milliards de dollars selon les prix catalogue.
Air China muscle son long-courrier, Shenzhen Airlines son réseau intérieur
Dans le détail de l’accord Air China, les 15 A350-900 doivent être livrés entre 2030 et 2032, tandis que les 40 A320neo de Shenzhen Airlines arriveraient entre 2029 et 2032. Air China exploite déjà 30 A350-900 ; avec ces nouveaux exemplaires, le groupe pourrait dépasser la quarantaine d’unités au début de la prochaine décennie, confortant l’A350 comme pilier de sa flotte long-courrier face aux Boeing 777-300ER et 787-9.
Pour Shenzhen Airlines, qui exploite déjà 76 A320-200 et 36 A320neo (avec 29 autres déjà en commande), ces 40 appareils supplémentaires doivent accompagner le remplacement progressif des avions les plus anciens sur les lignes domestiques.
Hainan Airlines complète le mouvement
Troisième acteur de cette séquence, Hainan Airlines a confirmé l’achat de 40 A320neo pour un montant plafonné à 5,36 milliards de dollars, avec des livraisons prévues entre 2028 et 2032. La compagnie s’inscrit ainsi dans le même mouvement de modernisation moyen-courrier que ses concurrentes.
Une vague de commandes qui ne faiblit pas
La Chine demeure un débouché stratégique pour les exportations aéronautiques européennes, dans un contexte où Pékin cherche à accélérer le renouvellement de flottes vieillissantes tout en réduisant leur consommation de carburant. Pour Airbus, cette dynamique commerciale s’ajoute à un objectif de production déjà ambitieux : l’avionneur vise la livraison de 870 avions commerciaux sur l’ensemble de l’année 2026, ce qui dépasserait son record historique de 863 appareils établi en 2019.
Sur le marché chinois, l’avionneur Toulousain est depuis des années en position de force, profitant notamment des tensions géopolitiques entre la Chine et les Etats-Unis. De plus, la combinaison A320neo, A330neo, A350 et désormais A350F cargo permet par ailleurs à l’avionneur européen de couvrir l’ensemble des segments du marché chinois quand Boeing reste pénalisé par l’absence du 737 MAX sur certaines routes chinoises et par l’arrêt de la production du 777F d’ici 2027, offrant un boulevard à l’A350F.



